Climat : une crise humanitaire majeure

9 décembre 2009
Lent mais irréversible, le réchauffement climatique a commencé à produire des effets désastreux sur les populations les plus vulnérables, préparant une crise humanitaire majeure pour les années qui viennent. Il affecte déjà les rendements agricoles, augmente la diffusion de certaines maladies et oblige des populations entières à fuir lors de phénomènes climatiques (inondations, cyclones, etc.) de plus en plus fréquents et violents.
Inondations / Sécheresse : Moins de riz, de blé, de maïs
La terrible barre de 1 milliard de personnes sous-alimentées a été franchie pour la première fois en 2009 selon l’ONU. La pauvreté extrême a touché 100 millions de personnes de plus en une année et, selon de nombreux experts, le réchauffement climatique devrait accroître encore cette inégalité fondamentale. Alors que certaines cultures sont dopées dans l’hémisphère nord, les rendements agricoles chutent dans le Sud. Dans la plaine du Gange, qui assure 15 % de la production mondiale de blé, les récoltes devraient diminuer de plus de 50 % d’ici à 2050, menaçant la sécurité alimentaire de 200 millions de personnes. Aux Philippines, les paysans doivent lutter à la fois contre la sécheresse et contre les tempêtes qui inondent leurs rizières d’eau de mer. En Afrique, le maïs résiste mal au manque d’eau, ce qui met en grande difficulté les paysans au Mozambique, en Tanzanie ou en Zambie.
Santé / Faim : La température tue
Dix millions de nouveaux cas annuels de malaria et environ 55 000 morts sont imputables au réchauffement climatique, qui élargit considérablement les zones de diffusion de certaines maladies. Mais les conséquences indirectes, par la malnutrition, sont encore plus dévastatrices : selon le Forum humanitaire mondial, sur les 300 000 personnes qui meurent chaque année des effets du changement climatique, la moitié sont des victimes de la faim.
Catastrophe / Exil : Des réfugiés sans statut
Fuir devant la montée du niveau des océans : ce scénario-catastrophe est déjà devenu réalité pour les habitants des Maldives ou des îles Carteret. Mais toutes les régions de delta (à l’embouchure du Mékong, du Nil ou du Gange), qui connaissent souvent des densités de population extrêmes, sont menacées. Et même les littoraux moins exposés souffrent de l’érosion et des inondations plus fréquentes. Selon l’ONG Care, d’ici à 2050, environ 200 millions de personnes devront émigrer vers d’autres régions ou d’autres pays à cause de la destruction de leur environnement. C’est cinq fois plus que le nombre de réfugiés politiques actuellement répertoriés. Pourtant, à l’exception de la Suède, aucun pays au monde ne reconnaît encore le statut de réfugié climatique.
Inondations / Sécheresse : Moins de riz, de blé, de maïs
La terrible barre de 1 milliard de personnes sous-alimentées a été franchie pour la première fois en 2009 selon l’ONU. La pauvreté extrême a touché 100 millions de personnes de plus en une année et, selon de nombreux experts, le réchauffement climatique devrait accroître encore cette inégalité fondamentale. Alors que certaines cultures sont dopées dans l’hémisphère nord, les rendements agricoles chutent dans le Sud. Dans la plaine du Gange, qui assure 15 % de la production mondiale de blé, les récoltes devraient diminuer de plus de 50 % d’ici à 2050, menaçant la sécurité alimentaire de 200 millions de personnes. Aux Philippines, les paysans doivent lutter à la fois contre la sécheresse et contre les tempêtes qui inondent leurs rizières d’eau de mer. En Afrique, le maïs résiste mal au manque d’eau, ce qui met en grande difficulté les paysans au Mozambique, en Tanzanie ou en Zambie.
Santé / Faim : La température tue
Dix millions de nouveaux cas annuels de malaria et environ 55 000 morts sont imputables au réchauffement climatique, qui élargit considérablement les zones de diffusion de certaines maladies. Mais les conséquences indirectes, par la malnutrition, sont encore plus dévastatrices : selon le Forum humanitaire mondial, sur les 300 000 personnes qui meurent chaque année des effets du changement climatique, la moitié sont des victimes de la faim.
Catastrophe / Exil : Des réfugiés sans statut
Fuir devant la montée du niveau des océans : ce scénario-catastrophe est déjà devenu réalité pour les habitants des Maldives ou des îles Carteret. Mais toutes les régions de delta (à l’embouchure du Mékong, du Nil ou du Gange), qui connaissent souvent des densités de population extrêmes, sont menacées. Et même les littoraux moins exposés souffrent de l’érosion et des inondations plus fréquentes. Selon l’ONG Care, d’ici à 2050, environ 200 millions de personnes devront émigrer vers d’autres régions ou d’autres pays à cause de la destruction de leur environnement. C’est cinq fois plus que le nombre de réfugiés politiques actuellement répertoriés. Pourtant, à l’exception de la Suède, aucun pays au monde ne reconnaît encore le statut de réfugié climatique.
En savoir plus
