L'horreur des armes à sous-munitions

Les sous-munitions sont des mini-bombes regroupées par dizaines ou par centaines dans des conteneurs. Disséminées au hasard de leur largage sur des surfaces très larges pouvant atteindre plusieurs centaines d'hectares, elles sont susceptibles d'atteindre des zones civiles.
5 à 40 % d'entre elles n'explosent pas au premier impact, se transformant de fait en véritables mines antipersonnel. Au moindre contact, elles mutilent, brûlent grièvement ou tuent. Plusieurs millions de sous-munitions ont été déversées lors des derniers conflits, sur le Liban, l'Irak, l'Afghanistan ou le Kosovo, faisant des milliers de victimes...
Les sous-munitions non explosées, gisant sur le sol, dans les arbres ou sur le toit des maisons, représentent une menace permanente pour les civils. On estime que 98 % des victimes sont des civils.
Pour les victimes de ces armes, comme pour ceux qui luttent contre elles, il n'y a aucune différence entre une mine et une sous-munition non explosée : elles sont capables des mêmes atrocités, et bafouent les règles du droit international humanitaire, qui impose aux belligérants, en toutes circonstances, de faire la distinction entre civils et cibles militaires. De nombreux pays continuent de produire, d'utiliser et d'exporter ces armes malgré le récent Traité d'Oslo, ouvert à la signature le 03 décembre 2008, et qui vise à faire disparaître ce fléau.


