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Les mines antipersonnel

Plus de 15 ans de combat contre les mines

Gnep, une des premières bénéficiaires en 1982, Thaïlande. Copyright photo : A. de Wildenberg

Au Cambodge, au Mozambique, en Angola, en Casamance... les équipes de Handicap International ont rapidement pris conscience qu'appareiller et rééduquer ne suffisait pas. Face à la détresse et à la souffrance des victimes de mines antipersonnel, toujours plus nombreuses, l'association a décidé de dénoncer le cynisme et la lâcheté de ces armes pour obtenir leur interdiction.


Handicap International s'est donc engagée en 1992 aux côtés de cinq ONG pour fonder la Campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel (www.icbl.org). Pétitions, prises de parole publiques, interventions médiatiques, évènements nationaux et internationaux... Pendant plus de cinq ans, Handicap International et les autres membres d'ICBL ont multiplié les interpellations aboutissant à une prise de conscience collective de l'atrocité de ces armes : plusieurs millions de citoyens ont signé la pétition pour obtenir l'interdiction des mines et témoigner leur soutien aux victimes. Cette mobilisation sans précédent de la société civile, couplée à des actions auprès des gouvernements ont abouti, le 3 décembre 1997, à la signature du Traité d'Ottawa interdisant l'utilisation, le stockage, la production et le transfert des mines antipersonnel et obligeant à leur destruction.

Le 10 décembre de la même année, le prix Nobel de la Paix a été décerné collectivement aux associations regroupées au sein de la Campagne internationale.


Dix ans après la signature du traité, le rapport de l'Observatoire des mines, dresse chaque année un bilan accablant : bien que l'utilisation des mines décroisse, ces armes ensanglantent toujours plus de trente pays ou territoires, tuant ou mutilant chaque jour de nouvelles victimes. Le combat est plus que jamais nécessaire, sur le plan humanitaire, bien sûr, mais également sur le plan politique, pour faire pression sur les 40 Etats qui refusent toujours de signer le traité, et pour parvenir à une augmentation des fonds internationaux consacrés au déminage et à l'assistance aux victimes, aujourd'hui largement insuffisants pour couvrir des besoins colossaux.

 

Notre action en Casamance (Sénégal)



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Le Traité d'Ottawa

10 ans après son entrée en vigueur, la vigilance se poursuit. En savoir plus...

Pétition

Mines antipersonnel et bombes à sous-munitions : agissons pour les victimes !

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